LA DENGUE VEUT NOUS RENDRE FOUS ... RESISTANCE !!!

 
logo nettali.sn.jpg
 
Dengue-705x300.jpg

60 Cas De Dengue Enregistrés : Les Conseils

Du Professeur Bernard Marcel Diop

Source: nettali.sn - Rédacteur: Pape Sarr octobre 29, 2017 A la uneSociété


Le Sénégal vient d’enregistrer pour la première fois la dengue de type 3. On dénombre une soixantaine de cas à Dakar. Le professeur Bernard Marcel Diop, spécialiste des maladies infectieuses, conseille les populations de se débarrasser de tous les points d’eau susceptibles de favoriser l’éclosion des gîtes larvaires, de dormir sous moustiquaire, de se promener dans les rues de Dakar avec des chemises à manches longues à défaut d’induire leurs bras de produits répulsifs. Il déconseille la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires qui exposerait le malade à des accidents hémorragiques.

Professeur, des cas de dengue ont été confirmés au Sénégal. Comment se manifeste cette maladie ?

La dengue est une maladie infectieuse virale fébrile qui est transmise par des moustiques. Elle était appelée la fièvre rouge à cause des signes hémorragiques. Le mot dengue vient de l’espagnol « dengueiro » qui signifie guindé, parce que lorsque les personnes contractent cette fièvre, elles ont très mal aux articulations. Les malades donnent l’impression d’être guindés lorsqu’ils marchent. La maladie est due à un virus qui appartient à la même famille que la fièvre jaune et le Chikungunya. Il existe 4 stéréotypes (caractéristiques antigéniques) du virus de la dengue (Den-1, Den-2, Den-3, Den-4). Le virus est transmis à l’homme par la femelle de ce moustique appelée Aedes aegyptia. C’est le même moustique qui transmet le Chikungunya et la fièvre jaune. Ce moustique ne se développe que dans de l’eau propre, dans les gîtes artificiels créés par l’homme (eau des canaris, dans les soucoupes mis sous les pots de fleurs, dans les récipients mis pour recueillir l’eau des climatiseurs, vieux pneus…) et dans des gîtes larvaires naturels (creux des troncs d’arbres, creux de certaines feuilles de végétaux…). Ce moustique vit en général en zone urbaine ou périurbaine.

Une fois le virus transmis à l’homme par l’Aedes femelle, les signes apparaissent au bout de 3 à 7 jours. Cet intervalle entre pénétration du virus et premiers signes de la maladie est appelé, incubation. Le début de la maladie est brutal, contrairement au paludisme dont le début est souvent progressif. La fièvre atteint d’emblée les 39°-40° Celsius associée à des frissons pouvant faire penser à un paludisme. La personne souffre de céphalées ou maux de tête, de douleurs rétro-orbitaires, c’est-à-dire derrière les yeux. Ce qui est typique, cette fièvre de la dengue ne cède pas à la prise de paracétamol (médicament qui baisse la fièvre et calme les douleurs). La fièvre persistera tout le cycle de l’infection virale accompagnée de douleurs articulaires atroces. S’il n’y a pas d’amélioration après la prise du paracétamol, le malade ne doit prendre ni aspirine, ni d’autres médicaments qui calment fièvre et douleur, il y a risque d’accidents hémorragiques. Dans ces cas, il est conseillé de prendre un bain d’eau tiède ou de s’envelopper avec un drap humide pendant une quinzaine de minutes. Il faut aussi boire de l’eau selon sa soif car la Dengue déshydrate le corps. L’eau qui est dans le sang fuit pour aller dans les tissus.

Dans la majorité des cas, le malade guérit sans séquelles après plusieurs semaines. Dans environ 1% des cas, la maladie va s’aggraver et on peut avoir des signes hémorragiques. La fièvre baisse et remonte à un moindre degré pendant 2 jours. C’est lors de la remontée qu’il peut y avoir des accidents hémorragiques avec ou non un choc cardio-vasculaire. Il faut dès lors orienter le malade vers les structures de prise en charge adéquate (hôpital). En général, le malade est guéri au 6e jour et sans séquelle. Mais, la convalescence peut durer 6 à 8 semaines. Durant la convalescence, le malade va ressentir une fatigue intense avec parfois la persistance de douleurs articulaires comme dans le cas d’une fièvre de Chikungunya. Il faut retenir que la dengue, dans 70% des cas d’infection, est asymptomatique (sans signes cliniques). On n’observe les symptômes que dans 30% des cas. Lorsqu’un agent de Santé suspecte un cas, il doit effectuer un prélèvement de sang pour une confirmation de la maladie par l’Institut Pasteur de Dakar. La confirmation se fait en général dans les 72 heures.

Aujourd’hui, on dénombre une soixantaine de cas. Qu’est-ce qu’il faut faire pour limiter la propagation de la dengue ?

Ce n’est pas la première fois qu’on parle de la dengue au Sénégal et dans le monde. Déjà en 1974, il y avait la dengue-2. Entre 1980 et 1990 il y a eu la dengue-4. A cela, s’ajoute une nouvelle épidémie de dengue-2 entre 1999 et 2000. Ces épidémies sont passées presque inaperçues. Mais, c’est la première fois que la dengue-3 arrive au Sénégal. Elle sévit en Amérique latine, en Inde, en Asie du Sud-Est, en Indonésie… Le Cap-Vert a enregistré des milliers de cas et 6 décès depuis le 1er octobre 2009. Le Sénégal a enregistré son premier cas à partir du 13 octobre 2009. C’est un Sénégalais qui vit à Naples en Italie qui est venu passer des vacances dans son village, dans la zone de Louga. Lorsqu’il est rentré en Italie, il a présenté une fièvre rebelle et les médecins italiens ont diagnostiqué une dengue. C’est à partir de là que l’ambassadeur a envoyé un message aux autorités sénégalaises.

Depuis lors, nous travaillons à limiter la propagation. Des investigations ont été faites pour trouver les gîtes de larves et les moustiques adultes chez lesquels le virus de la dengue a été retrouvé. Durant le week-end dernier, le service d’Hygiène a commencé à faire des pulvérisations. Le ministère de la Santé, avec l’appui d’autres ministères, des collectivités locales et du secteur privé, cherchent d’autres moyens pour continuer la désinsectisation et la lutte contre les larves. Parallèlement, le volet information des populations est en train d’être développé par le service d’Education pour la santé. Il ne faut pas laisser stagner l’eau. C’est un moustique qui vit dans l’eau propre. Le moustique pond dans l’eau propre, les larves se développent et au bout d’une semaine à 15 jours on a une autre famille de moustique adulte. Il ne faut pas laisser la plus petite parcelle pour l’eau propre. Le moustique peut pondre même sur le creux des feuilles d’un végétal (bananier), dans les coques de noix de coco, dans les boites de conserves… Ce n’est pas un moustique qui aime le soleil. Il aime l’ombre et la fraîcheur. Le moustique pique le jour et la nuit. La femelle a besoin de piquer les hommes pour prendre du sang pour la maturité de ses oeufs. Ce qui est dramatique, la femelle est infectée toute sa vie (15-21 jours) et va transmettre le virus à sa descendance avant de mourir. Les larves qui sont dans l’eau sont déjà infectées. La lutte contre les vecteurs est essentielle. Il n’y a pas de médicaments contre le virus, ni de vaccin pour le moment.

Comment expliquiez-vous la réapparition de la dengue au Sénégal ?

On pense que c’est lié au réchauffement de la terre, parce que c’est un moustique qui vit à 18 -30 degré, mais au-delà de 40 degré, il meurt. En dessous de 10 degré, ce moustique ne peut plus se développer. C’est l’une des principales raisons. Il faut que les personnes dorment sous moustiquaire imprégnée d’insecticide, portent des chemises à manches longues, des pantalons ou robes longues lorsqu’on se promène dans les rues de Dakar ou mettent les produits répulsifs sur la peau et allument des spirales d’insecticide dans les grandes salles, les salons ou dans les vérandas surtout lorsqu’il fait chaud.

 

logo nettali.sn.jpg

 
 

HALTE A LA PERSECUTION DU POISSON ROUGE !

 
 

Pourquoi il est cruel d’avoir un poisson rouge dans un bocal ?

bocal poisson rouge.jpg

Mashable FR

Marine BENOIT

© Fournis par France Médias Monde infog-poisson-rouge_v2.png

 

Au risque de briser quelques enfances, il est temps de faire la lumière sur la façon désastreuse dont nous traitons nos poissons rouges dans nos sociétés occidentales.

En novembre dernier, un thread rédigé par l’utilisateur LeRasbo avait eu un franc succès sur Twitter. Il y expliquait, de manière précise et sans pincette, pourquoi le simple fait d’avoir un poisson rouge enfermé dans un bocal était un acte de maltraitance animale. Certains souriront peut-être à la lecture ces lignes – après tout, on ne parle "que d’un poisson rouge".

VOIR AUSSI : Oui, les poissons ont chacun leur personnalité

Sauf qu’un poisson rouge est bien un animal sensible, que la nature n’a malheureusement pas doté de faculté d’expression, même la plus sommaire, et que le détenir dans un bocal revient à le tuer lentement, dans d’affreuses souffrances.

Bien sûr, il n’est pas question ici de jeter la pierre aux propriétaires de poissons rouges d’intérieur. Car il est évident que la plupart d’entre eux sont convaincus de bien faire les choses, en renouvelant par exemple régulièrement l’eau de leur bocal ou en les nourrissant sans faute tous les jours. J’ai moi-même eu de nombreux poissons rouges dans mon enfance, mais j’ai réalisé que malgré toute ma bonne volonté de petite fille appliquée, je n’avais fait qu’écourter à petits feux à leur triste existence.

Il est victime depuis de trop longues années de croyances diamétralement opposées à la réalité scientifique

Il s’agit avant tout d’informer, car ce petit poisson d’origine chinoise fait l’objet d’une méconnaissance la plus totale dans notre société occidentale. Pire encore, il est victime depuis de trop longues décennies de croyances diamétralement opposées à la réalité scientifique. Alors à l’heure où les conditions de vie (et de mort) des animaux qui partagent notre planète commencent à trouver une vraie place au sein de préoccupations, il serait temps de la rétablir.

D’ici quelques semaines, avec l’arrivée des beaux jours, fêtes foraines, foires et kermesses en tout genre vont se multiplier. Avec elles, le risque de voir un bon paquet de poissons rouges, qui y sont souvent distribués en guise de lots lors de ce type d’événements, finir le ventre en l’air au fond de la cuvette des toilettes. Depuis plusieurs années, l’Association française du poisson rouge se bat d’ailleurs pour l’interdiction de la distribution de poissons rouges dans ces contextes festifs. Même si sa vraie bête noire porte un autre nom : le bocal.

Qu’est-ce que l’on appelle bocal ?

Le bocal, c’est ce récipient rond, en forme de boule, que l’on trouve en vente encore partout en France alors qu’il est interdit depuis plusieurs années en Italie, en Allemagne ou encore aux Pays-Bas. C’est l’aquarium premier prix, si l’on préfère. En réalité, les petits aquariums rectangulaires de 20 à 30 litres posent à peu près les mêmes problématiques que le bocal rond. "Pour les petits aquariums, c’est encore plus compliqué. C’est un autre combat qui prendra encore plus de temps", a confié Annie Roi, présidente de l’Association française du poisson rouge, à Mashable FR.

Pourquoi les poissons y souffrent-il ?

Le poisson rouge est un poisson de bassin dont la taille adulte se situe aux alentours d'une vingtaine de centimètres. Oui, vous avez bien lu, une vingtaine. Dans les bocaux ronds – et donc, dans les petits aquariums rectangulaires de 20 à 30 litres – un poisson rouge est littéralement enfermé dans une boîte, ce qui empêche sa croissance. "Il s’opère alors un mécanisme de nanification forcée, qui engendre douleurs et malformations chez le poisson", explique Annie Roi.

"C'est comme si l’on nous enfermait dans une pièce de 5m2 sans aération, avec des pots d’échappements qui crachent en continu"

Autre problème spécifique aux bocaux : pour s’orienter, le poisson rouge, qui a une très mauvaise vue, suit une ligne latérale, parallèle à son abdomen. Dans un récipient rond, il perd ainsi tous ses repères. "L’effet loupe est un vrai désastre pour lui : il va capter tous les mouvements extérieurs et les vibrations qui rebondissent sur la paroi, le plongeant dans un état de stress permanent. Ses défenses immunitaires vont ainsi se retrouver bloquées, et il va développer toutes sortes de maladies contre lesquelles son organisme ne pourra lutter."

bassin poisson rouge.jpg

Enfin – et c’est sans doute ce qui contribue le plus à la mort rapide ou, malheureusement, parfois très lente de nos poissons –, un bocal rond ne peut accueillir de filtre. Pourtant, l’installation d’un filtre électrique est capitale dans n’importe quel aquarium. "Sans filtre, il s’asphyxie dans sa propre pollution, créée par ses déjections, sa nourriture stagnante", poursuit Annie Roi. "Ce qu’il se passe pour lui dans son bocal non-filtré, c’est à peu près la même chose que si l’on nous enfermait dans une pièce de 5 m² sans aération avec des pots d’échappement qui crachent en continu."

Que faire si l'on a un poisson rouge à la maison ?

Si vous ne saviez rien de tout cela et que vous possédez depuis un ou plusieurs poissons rouges, deux options s’offrent à vous. Soyons honnêtes, la première est un brin crève-cœur, la seconde, coûteuse.

Première option, donc : confier son poisson rouge à quelqu’un qui dispose d’un bassin extérieur, surtout si celui-ci est déjà peuplé d’autres poissons. Attention, il ne faut surtout pas relâcher son poisson n’importe où ! D’abord parce qu’il pourrait se faire manger tout cru dans les minutes qui suivent sa remise à l'eau si le plan d’eau ne lui est pas adapté, ensuite parce que c’est illégal, d'autant que le poisson rouge se reproduit à vitesse grand V. Par conséquent, il est capable de chambouler tout un écosystème en un rien de temps. Sur le site de l’Association française du poisson rouge, il est possible d’entrer en contact avec des particuliers prêts à accueillir dans leur bassin votre cher petit Maurice. Parisiens, sachez que l'Aquarium de Paris peut aussi lui offrir l'asile dans l'un de ses plans d'eau.

La seconde option est de faire son possible pour améliorer son environnement en aquarium d’intérieur. "À défaut de pouvoir lui offrir un bassin de la taille de deux ou trois baignoires, on peut déjà tenter de lui offrir un aquarium de la taille minimum requise, c’est-à-dire de 50 litres. Et surtout un aquarium qui puisse accueillir un filtre."

© Fournis par France Médias Monde poissons_rouges_bassin.jpg

Colin Anderson/Getty

Eau du robinet, décorations en plastiques, nourriture non-dosée : de vrais dangers

Ensuite, il est urgent de mettre à la poubelle les éléments de décoration suivants, qui empoisonnent également lentement votre poisson : les billes en verre (ou billes chinoises), qui n’ont aucune utilité et vont accélérer le processus de pollution de l’eau ; toute pièce en plastique, qu’il s’agisse de figurines ou de plantes artificielles, qui sont dans la grande majorité des cas bourrées de colorants.

"En revanche, il est très important de tapisser le fond de l’aquarium avec un sol léger, de type substrat naturel, qui offre une filtration biologique supplémentaire à l’aquarium et va rappeler au poisson son habitat", conseille Annie Roi. "Par ailleurs, il faut savoir que les poissons rouges sont des animaux très timides, qui ont besoin de cachettes pour s’isoler et se rassurer. Pour cela, l’idéal reste les vraies plantes, dans lesquelles ils pourront se fondre."

Autre danger, la nourriture stagnante, extrêmement polluante elle aussi. Il est donc important de ne pas trop nourrir son poisson, sous peine de voir l'aquarium souillé en permanence par les paillettes alimentaires.

Dernier point essentiel : l’eau. Attention, c’est ici que les choses se corsent. Le poisson rouge est un petit être vivant dont la température corporelle ne s’autorégule pas. Ainsi, lorsqu’il nage dans une eau à 20 °C, sa température est à peu près équivalente. Idem lorsqu’il évolue dans une eau à… 0 °C. "Lorsqu’on remplit directement le bocal au robinet, et qu’on remet immédiatement son poisson dedans, ce dernier subit un véritable choc thermique. Il mettra des jours avant de se réchauffer."

Alors comment fait-on ? On tente dans la mesure du possible de préparer son eau à l’avance, en la laissant une journée ou deux dans une bassine pour qu’elle s’évapore de son chlore et atteigne la température ambiante. Renouveler l’opération une fois par semaine suffit. "Dans le cas où on n’a pas encore de poisson mais où l’on s’apprête à en accueillir un, il faudrait théoriquement laisser tourner l’aquarium à vide, avec son filtre, ses plantes et son substrat, durant un mois avant son arrivée. Ça demande de l’organisation, mais au moins, il arrivera dans un habitat accueillant", préconise Annie Roi.

En bref, le poisson rouge est tout sauf un poisson pour débutants

Le poisson rouge n’est donc pas un poisson d’aquarium, mais de bassin extérieur. Il pollue beaucoup, a besoin d’espace pour s’épanouir, mais aussi de congénères. Si l’on tient à tout prix à s’offrir un poisson d’appartement, il vaudra mieux se tourner vers les poissons combattants, solitaires, plus petits, et supportant mieux l’aquarium. Malgré tout, comme tout animal, il demandera un minimum de soins, semblables à ceux explicités dans cet article.

"L’aquariophilie, c’est de la biologie. En réalité, il est plus simple de s’occuper d’un chien ou d’un chat que d’un poisson rouge", conclut Annie Roi. Nous voilà donc prévenus.

 
 

plaidoyer poisson rouge.png

BOUTIQUES HORS TAXES DE L’AEROPORT DE DIASS : LE FRANC CFA « DÉVALUÉ »

 
Capture d’écran 2018-04-17 à 18.05.39.png
 

Attention si vous souhaitez payer vos achats en euros au free shop de l'Aéroport International Blaise Diagne de Diass, vous aurez la désagréable surprise de voir votre facture augmenter considérablement : pour 1 euro, vous n'aurez droit qu'à 620 francs cfa au lieu de 655.957 comme officiellement convenu.

Ainsi, pour un achat de 69500 cfa, il vous en coûtera 112.10 euros au lieu de 105.95 soit plus de 6 euros ou 4900 francs cfa de supplément.

Avis aux amateurs... Sortez couvert, et entrez-y avec des munitions en cfa !

 
Capture d’écran 2018-04-17 à 18.06.01.png
 
Capture d’écran 2018-04-17 à 18.06.53.png